23 juillet 2008

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Morgane, raffinerie de la Biomasse

A Ploërmel, à proximité de la forêt de Brocéliande, Morgane devrait voir le jour début 2009. A l’initiative conjointe de la Caisse des Dépôts,d’un lycée agricole et de la société Olmix,conçue sous forme de partenariat public-privé, ce sera la première raffinerie de biomasse de seconde génération en France. Cette raffinerie utilisera un cocktail de déchets environnementaux sans valeur intrinsèque (déchets alimentaires, déchets animaux et résidus d’algues vertes) pour produire d’une part de l’électricité,du gaz naturel et de la chaleur, d’autre part des engrais et additifs.

D’autres initiatives similaires existent déjà, mais elles sont le plus souvent issues de la valorisation de matériaux où les filières alimentaires et énergétiques sont en concurrence. A l’inverse, Morgane ne valorise que des déchets sans valeur intrinsèque. Elle permet d’avoir une filière d’écoulement pour les lisiers et autres déjections animales qui polluent actuellement eaux et sols bretons. Par ailleurs, Olmix crée de nouvelles matières innovantes issues de cette raffinerie, comme l’Armadéiteour en savoir plus.

Isolé avec de l’air presque libre

L’air étant un très bon isolant, beaucoup rêvent de l’utiliser pour tous les travaux d’isolation. Sauf qu’il est très volatif. Une texture, l’aerogel, permet d’emprisonner l’air, permettant la fabrication d’isolants composés à 99% d’air. Son seul défaut était jusqu’à présent la difficulté d’obtention, qui génère un coût de fabrication de l’ordre de 3 000 euros par kilogramme produit, pour un pouvoir d’isolation 37 fois supérieur à la laine de verre.

En Malaysie, une équipe de recherche dirigée par le Dr. Halimaton Hamdan a trouvé un moyen de produire de l’aérogel, à l’aide d’un matériau recyclable à base de déchets de riz non valorisés. Ce procédé, à l’inverse de la laine de verre, utilise très peu d’énergie. L’équipe de recherche oriente actuellement ses travaux vers l’industrialisation de ce produit, accompagnée par un financement national de 65 millions de dollars.

Il est intéressant de noter que cette innovation de rupture est d’origine accidentelle. Travaillant sur les silices (un composant dont les déchets de riz sont riches), le Dr. Hamdan a regardé un programme télé sur la difficulté de recycler les déchets de riz, ce qui lui a permis de réorienter ses recherches. Ce programme lui a valu de recevoir le 10 mai le trophée du meilleur inventeur femme du monde.

Les débouchés potentiels de cette innovation sont massifs, tant pour l’isolation des bâtiments que pour des usages plus technologiques (transports terrestres, aéronautiques et maritimes, électronique…). Ils permettent de valoriser un déchet dont on ne savait jusqu’alors que faire.

Pour en savoir plus :

Wirecom ou l’efficacité énergétique de vos consommations électriques de bureau

Qui n’a vu des zones d’activité complètes parsemées de bureaux éclairés de jour comme de nuit, d’imprimantes ou de distributeurs automatiques en marche à toute heure. Ce gaspillage d’électricité représente souvent entre 25 et 40% de la consommation électrique totale d’un bâtiments.

De nombreuses initiatives pour infléchir les comportements sont régulièrement initiées (modération de l’utilisation du chauffage et de la climatisation, campagnes pour débrancher les appareils en veille…). Ces initiatives sont difficiles à organiser et à maintenir dans la durée, notamment en Europe.

La société Wirecom, située dans le Loiret, propose un dispositif permettant de déconnecter les dispositifs non utilisés et ainsi d’optimiser la consommation électrique. Le système est rapide et facile à mettre en place pour des particuliers ou des immeubles de bureau. Il s’adapte à la diversité des abonnements électriques et des installations existantes et permet d’optimiser et de piloter la consommation électrique et sa répartition temporelle et spatiales. Le système est technologiquement et économiquement performance, et il est également possible de lisser les coûts de mise en place sur les économies futures en recourrant au crédit pour faciliter la mise en place.

Même si rien ne remplace les changements de comportements individuels et la modération de l’utilisation énergétique, voilà un dispositif dont le bilan environnemental devrait être à court terme très largement positif.

Pour en savoir plus :

Efficacité énergétique des ordinateurs portables : les temps changent

Les ordinateurs portables sont jusqu’à maintenant peu optimisés dans leur bilan énergétique : consommation relativement forte, chargeurs peu performants et qui souvent consomment même une fois la batterie chargée, réalisation des ordinateurs très consommatrice en énergie.

Un assembleur européen, la société ZEPTO, lance un pavé dans la marre, en distribuant NOTUS, un portable dont la consommation électrique est inférieure de moitié à celle de ses concurrents. Son directeur général Morten Kjærsgaard déclare que sa société est « le premier fabricant au monde à réduire la consommation d'énergie dans un ordinateur portable à seulement 4,1 Watt [….] la consommation des autres ordinateurs portables se situent entre 8 et 12 Watt”. Les tests ont été effectués selon la norme Energy Star.

ZEPTO est accompagnée dans sa démarche par Elsparefonden, une organisation danoise chargée de promouvoir les économies d'énergies ainsi qu'un meilleur usage de l'énergie électrique.

Voilà un bel exemple de la prise de conscience par un fabricant d’ordinateur du potentiel d’efficacité énergétique autour de l’utilisation de ses produits. Le produit est par ailleurs robuste et léger (clavier étanche, produit renforcé…), et de bonne ergonomie. Souhaitons que cette initiative fasse rapidement des émules chez les concurrents et dans d’autres industries.

Pour en savoir plus :

Quand les eaux usées produisent de l’électricité…ou du diesel

Au Brésil, une station de traitement de la région d’Igaçu (Ouro Verde, en français Or Vert) utilise le méthane issu du traitement des eaux pour produire de l’électricité, permettant à la station d’être autonome en énergie et de fournir un surplus ponctuel au réseau. Ce projet s’inscrit dans le cadre plus vaste de la plateforme Itaipu, qui encourage les expérimentations sur les énergies renouvelables.

Ce mode de fonctionnement devrait à terme générer des économies de fonctionnement représentant environ 10% du coût total de fonctionnement de la station.

En Afrique du Sud, c’est l’Université de Durban qui a mis en œuvre une unité de production de diesel en utilisant les algues oléagineuses cultivées dans l'usine de traitement des eaux usées de la ville. Dirigé par le Dr. Majinder Singh, ce projet consolide deux ans de travaux sur l’identification et la culture de micro-algues oléagineuses filtrant les eaux usées urbaines.

Pour en savoir plus :

Climatisation efficace : pensez au solaire thermique

Produire de l’électricité pour la transporter pour la transformer pour l’utiliser dans un moteur électrique pour faire circuler un fluide pour transférer de la chaleur pour souffler de l’air pour rafraîchir la pièce. On fait plus court et plus concis. Pourtant, c’est la manière dont fonctionne la climatisation traditionnelle, avec une efficacité thermique de bout en bout catastrophique. Faut-il pour autant renoncer à la climatisation ? Pas forcément. Il suffit de choisir des solutions plus appropriées.

Les principes du solaire thermique ont été posés en 1774 par Horace-Bénédict de Saussure et développés massivement au 19ème siècle. Il s’agit de concevoir des échangeurs à fluide installés sur le toit des habitations, en séparant les fonctions de dessiccation de l’air et de rafraîchissement.

Quelques installations phare ont été mises en place au cours de ces dernières années : le CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment), à Sophia-Antipolis, par la société Tecsol, les locaux de la chambre de commerce de Fribourg en Allemagne…Cela reste pour le moment symbolique.

Pourtant, les fabricants d’équipements (Tecsol en France, Sortech en Allemagne, Climatewell en Suède) se développent autour de solutions de plus en plus prometteuses.

Pour en savoir plus :

Butinages

Marre des hôtels sans conscience environnementale ou fermés au développement durable ? Envie de voyager dans un cadre agréable et en paix avec soi-même. Le site Vinivi (http://www.vinivi.com), spécialisé dans la collecte d’avis de voyageurs sur les hôtels et chambres d’hôtes du monde entier, vient de mettre en place sur rubriques « hébergements écologiques ». Gageons que cette rubrique devienne désormais la norme pour des raisons d’attractivité, de performance et d’efficacité des prestations d’hôtellerie…en plus de la convivialité habituellement présente en ces lieux.


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