3 juillet 2007

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Courants électriques à portée de nageoire

Tim Finnigan est professeur d’ingénierie marine à l’université de Sydney, mais également adepte du biomimétisme et fondateur de BioPower System. Il a mis au point deux systèmes sous-marins de conversion d’énergie, l’un inspiré des nageoires caudales des thons ou requins, l’autre reproduisant une algue marine, le kelp. Le premier système, nommé Biostream, est une structure de composites et d’aciers permettent de produire avec un bon rendement de l’électricité à partir de l’énergie des courants marins. Le second, nommé Biowave est conçu pour capter l’énergie des vagues à proximité des côtes. Ces dispositifs de tailles variables pourront générer une puissance nominale de 500 kW à 2MW.

Des prototypes sont actuellement en cours d’expérimentation en Tasmanie, pour une commercialisation de masse en 2009, principalement en Australie, Amérique du Nord et en Europe.

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Tisser une pile à combustible

Tel est le pari que s’est fixé l’Université d’Osaka. Sous la direction du professeur T. Wakisaka, une pile à combustible sous forme de feuillet a été développée, permettant une production électrique de 1W/g, combinée à une très faible épaisseur de 0,4 mm. De nombreuses applications sont envisagées, que ce soit pour les équipements outdoor (lampe, accessoires de camping) ou les robots autonomes.

Le laboratoire du professeur T. Wakisaka s’est également illustré par la création du power Tube, une pile à combustible de la forme d’une pile R6, mais également par la réalisation d’un robot-poisson préfigurant les robots autonomes amphibies.

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Un produit anti-moustique innovant issu de la pharmacopée traditionnelle

La majorité des anti-moustiques actuellement utilisés sont issus de l’exploitation pétrolière (DDT, DEET…). Or, la demande pour des anti-moustiques plus respectueux de l’environnement est actuellement en forte croissance. Se basant sur l’utilisation par les zoulous d’une plante traditionnelle, Lippia Javanica, le Council of Scientific and Industrial Research (CSIR) sud-africain a isolé les chimiotypes utilisés comme principes actifs pour la lutte anti-moustiques. Des tests d’efficacité ont montré une action sur les moustiques Aedes aegypti (vecteurs de la fièvre jaune) significativement supérieure aux répulsifs issus de l’exploitation pétrolière, avec 98% de moustiques repoussés. Les principes actifs ont ainsi été enregistrés pour exploitation au Ministère de l’Agriculture et seront commercialisés par Ulwazi Botanicals Ltf, filiale du CSIR. Un accord de partage des bénéfices permettant une rétribution des vecteurs du savoir traditionnel a également été effectué.

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Economiser l’énergie par des gestes simples

Le gouvernement japonais, à l’initiative du premier ministre Shinzo Abe, mène depuis 2005 une démarche de promotion des actions individuelles permettant de limiter les émissions de CO². Coordonnées depuis 2005 par le « Team Minus 6% », en référence aux économies de 6% des émissions de CO² attendus, ces initiatives sont au nombre de 6 :

Ces initiatives sont désormais suivies par plus de 1 150 000 japonais et mises en places dans plus de 14 000 entreprises et collectivités. Cet engagement volontaire connaît un enthousiasme de plus en plus fort. A quand une contagion mondiale ?

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Baromètre de l’immobilier durable

Alors que les programmes immobiliers durables sont très en vogue tant au Royaume-Uni qu’en Allemagne et connaissent une envolée aux Etats-Unis, leur développement en France est extrêmement limité, et nécessite une énergie hors du commun. Pourtant, la forte contribution de la construction dans l’effet de serre (environ 25%) et la consommation d’énergie (environ 40%), associée à une durée de vie des bâtiments longue, nécessitent une forte anticipation de l’amélioration énergétique des bâtiments.

Afin d’accélérer la nécessaire prise de conscience durable par la filière immobilière, Novethic lance avec le concours de l’Ademe un baromètre du développement durable immobilier. Suivant l’ensemble des grandes entreprises du secteur, ce baromètre à cinq niveaux (de 0 à 4) a été porté sur 24 industriels de la filière. Seules 10 atteignent ou dépassent le niveau 1. Le niveau 4 – excellence environnementale – à été conçu pour être en phase avec les objectifs environnementaux internationaux, dits Facteur 4. Pourtant, les exemples internationaux montent les excellents rendements de l’investissement dans le bâtiment durable, tant en résidentiel qu’en immobilier d’entreprise. Comme l’indique Blaise Desbordes, directeur des études chez Novethic et en charge du baromètre, "l’anticipation des risques énergétiques et de la réglementation constitue d’ici a trois ou cinq ans une très belle stratégie d’investissement pour les opérateurs".

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Une approche plus globale des émissions de gaz à effet de serre

Le Carbon Trust britannique a mis en place depuis mars une nouvelle méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des produits ou services. Cette méthodologie est applicable tant pour des entreprises fabricant des matières premières ou des semi-produits que par celles permettant la fabrication, la commercialisation ou la destruction du produit. A ce stade, elle n’intègre pas les émissions liées à l’utilisation du produit par le consommateur, sujettes à trop de variabilité et qui feront l’objet d’un effort d’éducation spécifique.

Cette méthodologie s’appuie d’une part sur l’analyse globale et la cartographie détaillée des procédés sur l’ensemble de la supply chain, mais également par la collecte de données primaires sur les externalités permettant un calcul des émissions normalisé pour l’ensemble de l’industrie (par la mise en commun de données moyennées liées à chaque processus individuel).

En parallèle à l’introduction de cette nouvelle méthode de calcul, un label Carbon Footprint permettra l’information et le choix éclairé des consommateurs, et encouragera les entreprises à accélérer leur transition industrielle vers des processus industriels moins émissifs.

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Bientôt des scooters électriques ?

Un concours de projets de l’Université de Nottingham met à l’honneur le projet d’un étudiant en design, Matt Alvey, qui propose d’associer des scooters électriques à des garages et parkings à 2-roues munis de cellules voltaïques et de bornes de charge. Ce projet est réalisé avec Securit GB, prestataire spécialisé dans la fourniture de garages à 2-roues. Il devrait permettre de développer une solution de modération énergétique au marché en fort développement des 2-roues motorisés urbains.

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Butinages

Et, dans la vraie vie, des livres

Merci à Arnaud qui a permis à Technoscopie d’être publié à temps


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