2 mai 2007

Vous aimez Technoscopie ? Proposez à vos amis de rejoindre sa liste de diffusion en s'abonnant sur http://www.technoscopie.info.

L’Australie envisage le dessalement à échelle industrielle

Acquasol, une société de l’Etat du Victoria, vient de lancer un projet d’environ 370 millions de dollars permettant l’alimentation de la ville de Port Ausgusta. Basé sur le procédé d’osmose inverse complété par une distillation thermique, la centrale devrait produit 5,5 millions de litres par an. Elle sera alimentée à la fois par des panneaux solaires et des turbines à gaz. Le sel extrait ne sera pas rejeté mais transformé et commercialisé.

Pour en savoir plus :

Une pile vraiment éco-compatible

La société finlandaise Enfucell annonce la prochaine commercialisation d’une pile constituée entièrement de composants non toxiques. Cette pile miniaturisée (5cm de côté par 0,5cm d’épaisseur) délivre une tension comprise entre 1,5 et 3 volts. Elle devrait coûter entre 1 centime d’euro et un euro selon les volumes commandés. De nombreuses applications sont identifiées, notamment pour la mise en œuvre des RFID ou les produits jetables (cartes postales animées, gadgets publicitaires). Enfucell compte produire entre 500 000 et 5 millions d’unités dès 2007. La société a été distinguée au Forum Economique Mondial (WEF) comme pionnière de la Technologie en 2007.

Pour en savoir plus :

La nature reconstituée en laboratoire

Une équipe de l’Université de Kyoto, sous la direction du Pr. Hideki Koyanaka, a mis au point un matériau permettant la reproduction à bas coût de la photosynthèse. Ce matériau ouvre la porte à des solutions efficaces et peu chères tant pour la captation de dioxyde de carbone que pour la synthétisation des sucres. Le matériau développé est un nano-assemblage de dioxydes de manganèse. Le coût d’obtention relativement faible permet d’envisager des utilisations à la source des pollutions (véhicules, usines, habitations…).

Pour en savoir plus :

Menaces et opportunités économiques liées au changement climatique

Les négociations post-Kyoto suscitent dans différents pays européens des débats sur l’effort public et privé à mettre en place pour accompagner les réductions d’émissions liées à la mise en place du protocole. Lehman Brothers, dans un récent rapport, apporte un nouvel éclairage en identifiant non seulement les dépenses générées, mais également les opportunités d’affaires émergentes. Ils insistent notamment sur le potentiel lié aux économiques d’énergies dans l’habitat.

Pour en savoir plus :

Un micro modèle d’écosystème renouvelable

Tuvalu est la première île susceptible de disparaître sous l’effet de la montée des eaux initiée par le changement climatique. C’est pour cela qu’une association, Alofa Tuvalu, a décidé de faire de l’île avant sa disparition annoncée un modèle reproductible de nation respectueuse de l’environnement : le micro modèle Amatuku.

Ce projet se concentre d’une part sur la biomasse valorisant la production agricole, puis sera ensuite décliné sur du petit éolien, du solaire thermique et photovoltaïque, et les économies d’énergie. Réalisé avec le concours de l’ADEME et du gouvernement de Tuvalu, ce projet a une dimension pédagogique internationale. Il est actuellement concrétisé par la mise en place d’un bio-digesteur qui va permettre la valorisation des lisiers et autres déchets agricoles.

Pour en savoir plus :

Production pérenne d’énergie électrique via un dispositif hybride éolien/gaz

Dans le cadre de son investissement à marche forcée dans les énergies renouvelables, le Department of Trade and Industry (DTI) britannique a lancé début février le projet d’un parc énergétique éolien / gaz permettant une production moyenne de 100 MWh. La production d’électricité sera effectuée en continu, une turbine à gaz prenant le relais des éoliennes en cas d’absence de vent. Les turbines à gaz seront alimentées directement par deux puits de gaz naturel offshores (Ormonde North / South). Eclipse Energy, maître d’ouvrage, prévoit un investissement global de 280 milions de livres pour une durée de vie prévisionnelle de 25 ans. L’exploitation commerciale commencera en 2009.

Pour en savoir plus :

Permettre à chacun d’avoir le cœur net sur la dissémination des OGMs

L’année 2007 devrait voir se multiplier les cultures d’organismes génétiquement modifiés en plein champ en France. Si officiellement 14 essais sont recensés, les firmes semencières déclarent une production prévisionnelle d’environ 30 000 hectares en France pour 2007. Le gouvernement ne recense que quelques centaines d’hectares sur la base des déclarations volontaires des agriculteurs.

Afin de permettre à chacun d’identifier formellement la dissémination des maïs OGM et l’impact sur sa vie quotidienne, l’association Kokopelli met à disposition de chaque personne possédant un arpent de terre un sachet de maïs (non modifié génétiquement). Il suffit de semer, cultiver et récolté ce maïs puis d’envoyer une poignée de grains secs de la récolte à l’automne au Ministère de l’Agriculture en demandant son analyse de non contamination génétique. Par ce procédé, Kokopelli entend démontrer de manière formelle l’étendue réelle de la contamination générique des variétés non-OGM cultivées partout en France.

Pour en savoir plus :

De l’eau dans le désert ?

Une recherche conjointe entre le CNRS et l’Université Pascal Paoli de Corse a mise en évidence la possibilité de collecter par condensation et de manière industrielle la rosée de la vapeur d’eau atmosphérique. Certains plastiques (dits radiatifs) permettent de condenser jusqu'a 0,6 litres d'eau pure par m2. Dans le cadre d’un projet international (avec l’Inde et Israel), l’organisation mondiale pour l’utilisation de la rosée a mis en place dans le désert du Neguev (Israël) une « usine à rosée » permettant de tester opérationnellement le concept. Par la suite, le système, couplé à des capteurs photovoltaïque, devrait permettre la production conjointe d’eau et d’électricité en plein désert.

Pour en savoir plus :

Butinages

Et, dans la vraie vie, des livres

Technoscopie s’engage

Un projet d’avenir ne peut s’articuler qu’autour de l’innovation, de l’entrepreneuriat, de l’excellence éducative et universitaire, et également d’un modèle de société reposant sur la confiance et le vivre ensemble. C’est pourquoi le rédacteur de Technoscopie s’est engagé auprès de la candidate qui incarne ce projet : Ségolène Royal. En ligne sur http://www.desirsdavenir.org.


S'abonner pour recevoir les brèves: entrer ici votre email

abonnement désabonnement



Nicolas IMBERT - Diffusion du document autorisée sous réserve expresse que la source http://www.technoscopie.info soit mentionnée et que chaque brève soit reproduite dans son intégralité.