31 mars 2004

Ordinateurs d’aujourd’hui, pollution de demain

L’étude Ordinateurs et environnement, écrit par Eric William et Ruediger Kuehr, chercheurs à l’Université des Nations Unies, montre que les composants électroniques assemblés dans les ordinateurs ont un impact néfaste sur l’environnement, aggravé par les faibles capacités de recyclage de la filière. Les auteurs s’inquiètent des conséquences de l’utilisation « abusive » de combustible fossile (environ 240 kg par machine) et préconise le ralentissement du cycle d’obsolescence des machines. En résumé, l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie hardware informatique est à reconsidérer dans une optique de développement durable. Précurseur dans le domaine, l’Etat de Californie a désormais classé les éléments micro-informatiques dans les déchets toxiques et leur a attribué une taxe spécifique de 10$. A lire sur Libération.

Lire sur les lèvres (même quand elles bougent à peine)

Tel est le défi que se sont lancés des chercheurs du Ames Research Center de la NASA, en Californie. Ils ont cherchés à décrypter par des capteurs situés de part et d’autres de la pomme d’Adam les petits mouvements générés par une personne murmurant. Un programme élémentaire de reconnaissance syntaxique a ensuite été créé. Cette technologie pourra permettre de valider la compréhension d’un signal sonore diffus, notamment dans les environnements bruyants ou pour les personnes dont la compréhension est critique (contrôle aérien, armée…).  Des applications grand public de communication personnelle pourront ensuite être lancée. Sous réserve de modification des comportements humains, une telle innovation pourrait sonner le glas des conversations téléphoniques intrusives dans les lieux publics. A lire dans le San Jose Mercury News.

Une puce radarisée

Caltech (l’Institut Californien de Technologie) vient de mettre au point un prototype de puce communicante dotée d’un radar hyperfréquences. Les applications industrielles iront de l’automobile ou du bateau prenant conscience de son environnement à l’utilisation dans les robots domestiques et antennes. Cette puce permettra également d’émettre dans une  direction privilégiée et ainsi de réduire la dispersion du signal et la déperdition d’énergie tout en augmentant le potentiel de débit d’échanges de données. Plus d'info sur The Feature

Un corps tantôt hydrophobe, tantôt hydrophile

En fonction de sa structure chimique, un corps est soit hydrophobe, soit hydrophile. L’Université de Pennsylvanie vient de repousser cette dualité en mettant au point un matériau capable de prendre le statuts hydrophobe ou hydrophile selon le champ électrique auquel il est soumis. Ce matériau est fait d’une structure de pointes sur un substrat en silicium, les pointes étant recouvertes de polymère hydrophobe. En présence d’un courant électrique dans le silicium, l’eau peut pénétrer dans les interstices entre les pointes et donne au matériau son caractère hydrophile. Les applications peuvent aller du traitement des coques de navire à l’optique ou l’opto-électronique. A lire dans le New York Times.

La créativité des machines

Un inventeur à répétition, Stephen Thaler, créateur de l’entreprise Imagination Engines, vient de se doter d’un redoutable allié : la Creativity Machine.  Cette machine, basée sur une modélisation des réseaux de neurones, introduit dans le résonnement logique du « bruit » en perturbant légèrement l’activité neuronale pour favoriser des connexions aléatoires, puis à détecter et à amplifier les idées ou connexions logiques pertinentes. Cette modélisation, loin des contraintes classiques de l’intelligence artificielle et sans modèle à priori, permet d’élaborer des machines non seulement intelligentes mais également créatives. Elle revient également à confirmer l’idée que l’innovation créatrice est une innovation de rupture au scénario de genèse aléatoire. A lire dans Nanomagazine.

Les nanotechnologies au service de la dépollution

Ecopaint est un revêtement à base de dioxyde de titanium et de carbonate de calcium, développé par Millenium Chemicals en Grande-Bretagne et qui sous l’influence des rayons UV contenus dans la lumière solaire convertit les Nox (oxydes d’azote, critiques dans la pollution automobile et industrielle) en acide nitrique lavé par la pluie et facilement dispersibles par l’environnement. Plus d'informations sur Automates Intelligents.

De vrais puits de CO²

La création du premier puit européen réversible de stockage à grande profondeur de gaz carbonique sur un gisement de gaz naturel exploité par Gaz de France aux Pays-Bas a été décidée à titre expérimental. Le projet consiste à capturer le CO2 issu de l’extraction de gaz à la source puis de l’injecter à 4 km de profondeur dans un puit désaffecté du gisement. Le CO2 pourra ensuite être déterré et acheminé par gazoduc, par exemple pour fluidifier le brut dans les gisements pétroliers. A lire sur Yahoo News.

La découverte du plus grand nombre premier jamais connu

Un projet informatique de longue haleine utilisant les temps de veille des PC – Great Internet Mersenne Prime Search - vient de trouver le plus grand nombre premier connu à ce jour. Composé le 6 320 430 caractères, ce nombre fait partie de la famille des nombres premiers dits de Mersenne (mathématicien français du XVIIème siècle). Ce type de nombre peut s’exprimer sous la forme 2p – 1 (p étant lui-même premier). Ce nombre, 220 996 011 – 1, nécessite plus de 1000 pages écrit chiffre à chiffre. A lire sur Chron.com.

Butinages

Et dans la vraie vie, des livres...


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