Nous
avons tous vu dans les reportages animaliers le gecko, ce petit lézard qui
grimpe partout. Une équipe universitaire russo-britannique vient de percer le
terrible secret de son agilité : les pattes du gecko possèdent de
minuscules poils en kératine d’une taille de 200 à 500 nm qui maximise
l’efficacité du dispositif en utilisant au mieux les forces de capillarité
et de Van der Waals. Le mécanisme a été reproduit artificiellement par des
poils en poly-imide sur un substrat flexible permettant d’absorber les inégalités.
Les Bell Labs Lucent étudient actuellement les filaments de l’éponge Euplectella aspergillum après avoir découvert chez celle-ci des propriétés optiques supérieures aux fibres optiques actuelles. Ces filaments possèdent en plus une flexibilité supérieure à leurs analogues synthétiques et sont produits par dépôt de sodium à température marine, un procédé nettement moins consommateur d’énergie que la synthèse actuel des fibres produites à très haute température à l’aide de matériaux plus nobles. A lire sur le site de la BBC.
Des chercheurs de l’Université
du Massachusetts Amherts ont produit de l’électricité avec un rendement de
80 % à l’aide de la bactérie Rhodoferax Ferrireducens. Leur procédé
utilise l’oxydation du glucose et fixe les bactéries directement sur les électrodes.
Des applications industrielles rapides sont en cours pour la recharge d’équipement
scientifiques en milieu hostile (océans, spatial, glace…) et organique
(notamment les pacemakers). A voir sur USA
Today.
Sun Microsystems a présenté une
technologie permettant de mettre des puces en contact direct, qui augmentera la
vitesse de l’ensemble d’une carte électronique en l’alignant sur la
vitesse du processeur tout en minimisant le besoin énergétique et les goulets
d’étranglement auparavant générés par les circuits intégrés. Le
fabricant a déposé sept brevets sur cette technologie qu’il désire
exploiter à très court terme. Plus d'infos sur le site du New
York Times.
Les récentes défaillances des réseaux de distribution ont ravivé l’intérêt commercial pour le transport électrique de haute capacité. Deux sociétés, Intermagnetics et American Superconductor ont mis sur le marché des câbles supraconducteurs enterrés de capacités cinq fois supérieurs à l’existant, tandis que 3M préfère optimiser la voie aérienne par l’utilisation d’alliage aluminium/zirconium. A lire sur le Washington Post.
L’Université de Loughborough a découvert qu’une fougère aquatique (azolla filiculoide) se lie aux traces de métaux - notamment de cadmium, mercure et nickel - et permet ainsi de décontaminer les eaux polluées. Il suffit ensuite de récolter la fougère et de la brûler pour récupérer les métaux dans les cendres. A lire sur Edie.net.
La société Qinetiq
développe des sièges d’avion munis de capteurs détectant l’activité du
passager au niveau de la tête, des épaules, du dos et des jambes. Ces
informations, transmises à l’équipage, permettent de détecter la fatigue
musculaire des passagers ou leur niveau d’excitation. Un tel dispositif permet
à la fois d’améliorer le confort du passager tout en augmentant la sérénité
de l’équipage.
Deux sociétés concurrentes, Microgen et WhisperTech, viennent de commercialiser simultanément des installations de co-génération auprès des consommateurs individuels britanniques. Ces chaudières domestiques, d’une puissance d’environ 1 kW, produisent simultanément électricité et chaleur selon le principe des pompes à chaleur. L’électricité est consommée localement ou ré-injectée dans le réseau. Des tests réalisés dans plus de 50 foyers ont montré que le dispositif était rentabilisé en moins de 5 ans tout en permettant une réduction de 20% des émissions de CO².
Biofuel produit de l’huile de colza utilisable dans le gazole à hauteur de 5%, qui permet de réduire les émissions de particules de 28%, et va construire sa première usine à Seal Sands, au nord-est de l’Angleterre. Cette usine nécessite un investissement de 36 millions d’euros, sera opérationnelle dès l’été 2004 et s’implante avec la bénédiction des agriculteurs locaux et des compagnies pétrolières.
Londres possède depuis le 17 février
un péage en centre-ville (5£ entre 7h et 18h30). Les premières analyses ont
été publiées cet été après 3 mois de service. Le trafic dans le centre de
Londres a diminué en moyenne de 16% et même de 40% aux heures de pointes,
alors que la vitesse moyenne de circulation a augmentée de 40% à environ 11 m.p.h.
Le dégagement du trafic routier est donc un franc succès qui devrait bientôt
générer ses premiers impacts sur la qualité de l’air.
La société Splashpower
propose une technologie de recharge par induction d’appareils domestique éliminant
le besoin de chargeurs différents par application : une tablette
universelle incorporée au mobilier domestique (appareils ménagers, véhicules…)
ou urbain (aéroport, hôtels, cafés…) transmet l’énergie par contact avec
l’appareil. Le systèmes est actuellement test par les fabricants d’électroménager
et d’électronique domestique.
Z
Corporation, société issue d’un transfert de technologie du MIT, développe
une imprimante en 3D à jet d’encre. Cette imprimante modèle une poudre de plâtre
ou de céramique préalablement dispersée couche à couche puis insère de la
colle. Elle devrait être commercialisée à des coûts identiques à ceux des
imprimantes laser couleur lors de leur lancement.