La proportion de cultures génériques atteint des niveaux sans retour aux Etats-Unis (40 % de maïs et 80 % de soja américains sont OGM). On connaît mal les effets de leur dissémination parmi des plantes non manipulées. Des chercheurs de l’Université d’Ottawa ont inventé un système permettant d’annihiler la fertilité des plantes génétiquement modifiées. A lire dans le Los Angeles Times.
Amnesty International a demandé au gouvernement britannique de ne pas accorder le crédit à l’exportation demandé par BP pour la construction d’un pipeline de la Caspienne à la Méditerranée. Ce pipeline pourrait avoir de graves répercutions dans par rapport à la vie quotidienne des habitants des régions limitrophes que pour le risque géopolitique qu’il représenter. A lire sur Novethic.
Orecon, une société valorisant la recherche de l'Université de Plymouth, développe une usine marémotrice d’un nouveau type, basée sur une colonne d’eau oscillante sans fond dans laquelle les vagues s’engouffrent par le bas, emprisonnant l’air qui s’échappe vers le haut en actionnant une turbine. C’est le principe bien connu des siphons des calanques de Cassis. Pour être efficaces, ces colonnes d’eau doivent s’adapter aux différentes fréquences des vagues et utiliser l’énergie de ressac. La solution proposée nécessite une maintenance réduite et est opérationnelle en toutes conditions, ce qui la rend particulièrement adaptée à l’industrie pétrolière offshore et aux petites îles. Reste désormais à montrer la viabilité commerciale du projet : une unité de production de 1 MW sera opérationnelle dans deux ans sur la côte nord des Cornwalls.
Désireuses de réduire le trafic automobile urbain, les métropoles étaient limitées dans leur offre de transports alternatifs par les nuisances sonores du rail. Cette difficulté est désormais résolue, l’Institute of Sound and Vibration Research de Southampton ayant développé un dispositif passif composé d’acier et de caoutchouc permettant sans modification des rails ni des ballasts de réduire d’environ 6dB le bruit de passage des trains et ainsi de diminuer de 75% le nombre de personnes affecté par ce bruit.
La région de NewCastle réaliser un service pilote Phone and Go, permettant de mutualiser les déplacements des usagers. Chacun appelle une heure avant son voyage pour indiquer son itinéraire, un logiciel étant chargé d’optimiser les routes des navettes assurées par des minibus munis de GSM et de GPS. Cela apporte une réponse pragmatique et efficace aux enjeux de mobilité en milieu rural. http://www.alphagalileo.org
Un nouveau composant, appelé BrightSwitch, peut réduire jusqu’à 75% vos factures d’électricité en éteignant tous les appareils ayant un transformateur lorsque ceux-ci sont inutilisés. Le coût de ce dispositif, inférieur à 1,5 €, rend possible son développement rapide dans les appareils domestiques. A lire sur Business Week.
L’institut Fraunhofer analyse actuellement les moyens de faire interpréter les signaux électriques nerveux afin de créer une interface homme-machine communiquant par la pensée avec les humains. Les applications pour le support au handicap ou la conduite automobile devraient être effectuées dans les prochaines années, mais les marchés du jeu vidéo et de la réalité virtuelle devraient en être les plus grands consommateurs. Comme le film d’anticipation Existenz le laissait présager, une réflexion éthique à très court terme s’impose quant à l’utilisation de ce dispositif.
Hitachi et la Banque centrale européenne vont installer des radio tags (ou Radio Frequence IDentifiers – RFID) dans les billets de banque afin de lutter contre la contrefaçon. Ce sera la fin de l’anonymat de la monnaie mais également un moyen de tracer et d’identifier le parcours des billets. La société américaine RSA s’est ouvertement inquiété de ce risque en conseillant la protection cryptographie des données stockées afin de limiter leur utilisation malicieuse. Ces billets intelligents auront leur première application de masse comme ticket d’entrée de l’Exposition Universelle de 2005 au Japon. Plus d'infos sur le site ZDNet.
Changing World Technologies, une société basée en Pennsylvanie, utilise un procédé de dépolymérisation thermique pour traiter les déchets et les transformer en matières minérales d’une part, en carburant gazeux et solide d’autre part. Cela fonctionne pour tous les éléments contenant du carbone. Il s’agit de reproduire à vitesse rapide la décomposition naturelle des déchets organiques. Le caractère novateur de cette méthode réside dans sa grande efficacité énergétique (de l’ordre de 85 %) alors que les techniques précédemment utilisés avaient un bilan énergétique nul voire négatif. Des centres industriels de dépolymérisation ont été commandés aux Etats-Unis et en Italie et devraient être opérationnels dès 2005, pour un coût de production de 15 $ par baril.
La Révolution Hydrogène s’étendra-t-elle à nos appareils nomades ? Toray le croit, qui développe une pile à combustible à méthanol direct (DMFC) qui permettrait en embarquant de faibles quantités de méthanol d’alimenter téléphones portables, appareils photos. L’industrialisation est prévue pour 2005. A lire sur le site de l'ADIT.
L'Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement lancé le 26 mai Galileo, un programme de positionnement par satellite concurrent du GPS et possédant un enjeu stratégique certain. Ce financement public de 1,1 M€ est opportun pour les sociétés prestataires – beaucoup étant nouvellement privatisées – confrontés auparavant à une crise profonde. Le système sera opérationnel en 2008 et reposera sur une flottille de 27 satellites.
L’Islande – pionnier en terme de développement durable couvrant 90% de ses besoins par l’utilisation d’énergies renouvelables – a ouvert sa première station-service à hydrogène. Le procédé retenu est par électrolyse et permettra d’alimenter les piles de trois autobus qui fonctionneront dès août 2003. A lire sur Yahoo.
Comme le note Nature, 155 autobus de transport public à Montréal roulent à l’huile de friture recyclée. Voilà la preuve à grande échelle de la faisabilité de ce procédé déjà décrit dans nos brèves du 12 novembre 2002. Le procédé diminue notamment les émissions d’oxyde d’azote et de particules.
Avec la complicité d’Ollivier, quelques extraits d’un rapport de l’OCDE sur les facteurs politiques de succès. Cela vous rappelle quelque chose ? Version intégrale sur le site de l'OCDE.
(...) Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l'opinion publique dans son ensemble.
Il doit se ménager le soutien d'une partie de l'opinion,au besoin en pénalisant davantage certains groupes.(...)
(...) Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu'efficaces mais, en l'occurrence, seule importe l'image que donne le gouvernement et non la portée réelle de ses interventions.(...)
(...) Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population.(...)
(...) Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l'ordre dans une conjoncture politique difficile où l'on peut en avoir besoin.(...)
(...) Par exemple, il leur est plus facile de faire dissoudre des piquets de grève ou de remplacer les grévistes par d'autres salariés.
Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous (vieil adage populaire).