22 août 2000

Internet roi de l'emploi américain

Selon une étude de l'Université du Texas, Internet emploie 2,5 millions de salariés à ce jour, dont plus de 650 000 emplois nouveaux créés l'an dernier. Ces emplois ont générés un chiffre d'affaire global pour 1999, tous secteurs confondus, de 524 milliards USD, et 850 milliards USD sont attendus en 2000. Cela représente déjà 209 600 USD de chiffre d'affaire par salarié en 1999, même si Wired révélait récemment une distribution des richesses très inégales et l'apparition de travailleurs e-Xploités. A lire sur Internet Indicators.

L'éducation britannique accusée d'élitisme

Le rapport sur les difficultés de financement de l'enseignement supérieur britannique commandé par le Russel Group (qui regroupe les universités britanniques les plus prestigieuses), s'est attiré les foudres de la National Students Association (NUS) en préconisant la libération des fees (actuellement au taux de 1000 £ / an), qui seraient ainsi valorisés selon la côte de l'université et le domaine enseigné. Leur rapport, disponible sur le site de l'Université de Nottigham, survient après les récentes attaques du gouvernement britannique contre l'élitisme universitaire et alors que les membres du groupe Russel privilégient résolument une clientèle postgraduate (diplômés équivalent licence/maîtrise) et internationale, au détriment de la formation universitaire généraliste.

Outre la problématique à court terme d'assurer la pérennité des universités britannique après le désengagement de l'état des années Tatcher, ce rapport présentent des conclusions similaires au rapport Attali sur la nécessité de posséder un système européen élististe fortement attracteur pour contrebalancer la puissance américaine, capable de présenter une offre "classique" et réticulaire globale de haut niveau.

Le cartable électronique débarque

Voila une nouvelle de rentrée qui devrait soulager le dos des enfants d'âge scolaire tout en les dégoutant définitivement de la G'Boy: Havas, Bordas et Nathan ont conjointement mis au point un cartable électronique, qui sera testé cette année dans cinq classes de troisième et regroupe sur une tablette au format A4 d'environ 1 kg l'ensemble des manuels nécessaires pour l'année, y incorporant au passage des extraits audiovisuels et un contenu personnalisable par l'enseignant. A découvrir sur Besok.

A noter que cette offre risque d'avoir des impacts sur la réduction du racket de rentrée et la course à l'accessoire "mode", rendant caduque l'achat de la calculatrice, du cartable et des classeur "top moumoute".

Un robot qui vit loin de son maître

Chew-Chew est un robot développé par l'Université de Floride du Sud, capable d'assurer son alimentation à l'aide de morceaux de sucre. Une armée de bactéries Escherichia Coli assure l'assimilation de cette nourriture en la transformant en énergie électrique, ensuite stockée dans une batterie. Cette famille de robots devrait être bientôt capable de survivre dans un environnement non dédié et de satisfaire ses besoins en énergie en dévorant plantes et animaux sur son chemin. L'histoire ne dit pas encore qui concevra le menu de ces charmants animaux virtuels ni dans quel dessein. A lire dans le New Scientist, brève rapportée par @RT Flash.

Licences UMTS: le sénateur Trégouet tire la sonnette d'alarme

Dans sa lettre du 29 juillet, le sénateur Trégouet dénonce les conditions de mise en concurrence des opérateurs UMTS et de Boucle Locale Radio (BLR), en insistant sur le risque fort de voir le territoire morcelé entre les régions qui auront ces innovations et celles où leur implantation n'est pas rentable.

Alors que les maçons creusois commémorent en cette fin d'été l'exode de leurs collègues du second empire partis bâtir les immeubles haussmanniens à Paris et Lyon et créant le premier exode rural massif du Centre-France, c'est à une accélération de cet exode rural que nous nous préparons en obligeant les opérateurs, via les fréquences choisies, à installer des relais tous les 5 kms. L'Autorité de Régulation des Télécoms, lors de l'attribution des licences BLR selon ce schéma régional, a ainsi essuyé le refus des sociétés Completel et Siris d'eploités les régions qu'on leur avait attribuées, par faute de rentabilité économique. Une attribution nationale aurait facilité l'équilibrage entre zones plus ou moins rentables tout en permettant l'homogénéité du service rendu et un arbitrage collaboratif entre fréquences hautes et basses pour rendre économiquement possible la couverture des zones les plus rurales (par les fréquences les plus basses).


S'abonner pour recevoir les brèves: entrer ici votre email
abonnement désabonnement


Nicolas IMBERT